Un numéro pour signaler les SMS indésirables
Après les spams (courriers électroniques indésirables), Luc Chatel a déclaré la guerre aux SMS indésirables. Le secrétaire d’Etat à la consommation et la Fédération française des télécoms ont annoncé, mardi 21 octobre, plusieurs mesures pour renforcer la protection du consommateur, dont un numéro d’alerte, le 33700.
Ce numéro, présenté comme un “dispositif anti-arnaque”, sera opérationnel à partir du 15 novembre et permettra au consommateur de signaler, par SMS, des messages frauduleux. La plateforme de signalement avertit les opérateurs qui prennent ensuite des sanctions contre les expéditeurs de ces spams, allant jusqu’à la fermeture des numéros surtaxés. “De plus en plus d’utilisateurs de mobiles reçoivent sur leur téléphone des SMS indésirables, les poussant à composer abusivement des numéros surtaxés sans aucun service en contrepartie”, a expliqué M. Chatel. “Nous avons voulu donner un signal fort”, a souligné le président de la Fédération des télécoms, Frank Esser.
L’Association française des utilisateurs des télécommunications (Afutt) s’est, elle, félicitée de ce “pas en avant”. De son côté, l’UFC-Que choisir a salué une “bonne initiative” mais “regrette que cela n’aille pas assez loin” et que les opérateurs n’aient pas choisi de rendre gratuit l’envoi du SMS d’alerte. “Quand on pense qu’un SMS coûte un centime à produire, c’est mesquin de les faire payer !” a regretté Edouard Barreiro, chargé de mission nouvelles technologies pour l’association, rappelant que des centaines de milliers de messages frauduleux étaient envoyés par an.
[Source : Le Monde]