fév 01 2012

Un Android blindé à la sauce NSA

La National Security Agency américaine propose depuis peu une version SE d’Android (pour Security Enhanced, « sécurité renforcée »). Dans cette version, le système bénéficie notamment d’un système de contrôle des privilèges de type « MAC » (mandatory access control) plutôt que DAC (discretionary access control). Dans ce dernier cas – le plus commun – c’est le propriétaire d’une ressource qui en défini les droits d’accès. Dans le second, mis en oeuvre par SE Android, c’est le système qui applique des droits spécifiques aux ressources de l’utilisateur en fonction de la politique de sécurité. Ainsi sous le régime MAC une application qui s’exécuterait avec les droits système (et qui aurait en théorie accés à l’ensemble du système) ne pourrait pas accéder à certains composants critiques si la politique de sécurité l’en empêche.

Le passage de DAC à MAC ne devrait pas être étranger aux avertis du monde de la sécurité, c’est précisément ce que la NSA avait ajouté à Linux dans sa version SE Linux.

Que la NSA s’intéresse à Android après Linux est instructif : il s’agit d’une bonne indication du fait que c’est désormais le mobile en général qui a vraiment besoin de renforcer sa sécurité aujourd’hui (mais nous nous hasarderons pas à essayer de savoir si c’est parce qu’il est le plus attaqué ou simplement moins mûr en la matière, parce que plus récent !). Quant au choix d’Android en particulier, la question est vite réglée : basé sur Linux et ouvert, le système était le seul à pouvoir être ainsi préparé.

Dans sa première version, SE Android se limite à permettre l’application des patches SE Linux à une « distribution » Android. A terme cependant, SE Android devrait bénéficier de fonctionnalités inédites.

Selon un article de PC World,  SE Android serait en mesure d’empêcher un exploit destiné à prendre le contrôle d’Android en six points distincts de son exécution.

L’installation de cette version renforcée n’est toutefois pas conseillée aux timides : il faut déjà être capable d’installer sur son mobile la version générique d’Android (AOSP, disponible auprès de l’Android Open Source Project). Ce n’est que sur cette base que SE Android pourra se greffer.

Il faudra ensuite être familier avec le système de contrôle de version Git (que nous recommandons, au demeurant, mais c’est un autre sujet !), afin de cloner la branche officielle de l’AOSP et y appliquer les patches spécifiques qui en feront un SE Android (à récupérer via Git également). Et bien entendu, il faudra être en mesure, par la suite, de garder le tout à jour…

Autant dire que la portée de cette nouvelle version d’Android sera pour l’instant limitée aux passionnés et aux curieux (n’hésitez pas à nous donner votre avis si vous l’essayer) avant d’intéresser de quelconques entreprises : ces dernières préféreront certainement encore renforcer leur flotte de mobile avec un outil de MDM clés en mains. Mais rien ne dit que les éditeurs de ces derniers ne fournissent pas, à l’avenir, un moyen simple de mettre à jour les terminaux contrôlés avec SE Android (et s’occuperont alors des mises à jour). Ce serait même plutôt une bonne idée !

[Source : Security Vibes]

jan 13 2012

Free Mobile : Ce qui devait arriver … Arriva !

Nous voici donc en l’an de grâce 2012 et plus précisément le 13 janvier, Free Mobile, elu nouveau trublion de la téléphonie mobile dès les premiers jours de sa candidature à la course à la licence 3G, est arrivé sur le marché depuis quelques jours. C’est décidé depuis bien longtemps, mon abonnement auprès de la Société Française du Radiotéléphone (SFR pour les intimes …) ne sera donc pas renouvellé à l’issu de mes 6 années de présence chez eux. Plusieurs raisons ont motivé ma décision.

Resituons un peu les faits. Mon premier abonnement à un service de téléphonie mobile avait été souscrit auprès de France Télécom Mobile Services (FTMS) sous l’appellation Itineris avec un forfait intitulé Optima. Une petite offre 2 heures de communications avec les SMS non-compris dans le forfait et tout un tas d’options payantes (Présentation du numéro, double-appel …). J’ai très vite compris que ce formidable outil de communication auquel je devenais de plus en plus accro était une formidable pompe a fric. J’avais très bien vécu sans abonnement mobile avant, mais le besoin frénétique d’être joignable et de joindre en permanence et de posséder un mobile au fond de la poche était de plus en plus présent. Technophile dans l’ame, bidouilleur dans le fond, et deja internaute compulsif de la première heure, ma soif d’options data et autres forfaits WAP a été plus forte que le porte-monnaie. Puis est venu la courte période Bouygues Telecom … Soit disant déjà à l’époque révolutionnaire … bof bof bof … La qualité du réseau était si médiocre que mon passage chez eux a été éclair. Puis est venu la période SFR, où tant bien que mal j’ai survécu jusqu’à maintenant. Ne voulant pas retourner chez Orange, ni chez Bouygues Telecom et n’ayant surtout pas le choix, j’ai persévéré en ce sens.

Depuis mon premier enrôlement dans le monde de la téléphonie mobile et jusqu’à aujourd’hui, les tarifs et services proposés étaient relativement similaires quelque soit l’opérateur. Pour les prix à quelques euros près, et pour les services à quelques arnaques près, il a toujours fallu ruser pour récupérer les mail, accéder à des systèmes distants, ne pas trop consommer de bande passante, ne pas envoyer de SMS a trop de destinataires, bref, encore une fois réfréner mes envies d’aller vers l’avant d’expérimenter de nouvelles technologies, de nouveaux modes de communication. Sauf à dépenser son salaire dans des abonnements délirants soit disant Neo Jet illimythics mais limités au delà d’un certain volume de données consommées.

Plus récemment et précisément depuis la candidature de  Free Mobile à la quatrième licence 3G, bon nombre de rumeurs et de fantasmes ont fait leur apparition. Dès les premières annonces la plupart des utilisateurs mobiles, otages de l’alliance historique, ont émis leur souhait de devenir client  Free Mobile. Probablement en réaction épidermique à la période d’arnaque intensive et de ponction financière malsaine qu’il ont vécu dès leurs premières expériences de consommateur de technologie mobile. Jusqu’à la date fatidique de l’annonce de l’offre définitive que nous connaissons, les rumeurs n’ont fait qu’amplifier et l’attente était devenue insoutenable pour la plupart des potentiels accédants au nouveau service de téléphonie  Free Mobile. Les interventions tonitruantes parfaitement orchestrées par la société Free, devenue maitre en terme de distillation du buzz, ont fait trembler un peu plus la concurrence a chaque annonce. Un simple tweet annonçant une fusée sur le pas de tir (”The Rocket is on the launch pad” : @xavier75) a activé toute une armée de fouineurs. Dès cette annonce les gens se sont mis à la recherche du moindre indice pouvant donner quelque information que ce soit concernant les offres qui allaient être proposées. On peut dire que le lancement a été savamment orchestré et rondement mené jusqu’à son terme. A tel point que toutes ces annonces n’ont fait que susciter l’intérêt de chacun pour  Free Mobile. Probablement que ceux qui n’y pensaient pas au début, le trouve indispensable aujourd’hui !

Les formules proposées par  Free Mobile aujourd’hui sont financièrement parlant bien en deçà de tout ce que l’on a pu connaitre ces dernières années ! Vous me direz qu’effectivement les trois opérateurs historiques ont fait un bien maigre effort pour aligner leurs tarifs sur les rumeurs distillées sur le net. Ce qui me dérange dans cette démarche c’est qu’aucun des trois en place n’ai pris l’initiative de mettre un coup de pied dans la fourmilière et que tous se soit entendus pour prendre leur clients pour des vaches a lait toutes ces années. Comme l’avait fait le conseil de la concurrence le 12 décembre 2005, je condamne ces 3 opérateurs en appliquant ma sanction a mon niveau en partant chez  Free Mobile. d’autant que l’histoire se répète et que nous avons déjà vu cela se produire avec les abonnements Internet particuliers ou tout était figé et tarifé à outrance. Alors oui, il y aura des fidèles parmi les fidèles, comme ceux ayant toujours en 2012 un bon vieux modem ADSL Wanadoo toujours pas remplacé par une box. Ceux qui n’ont pas envie de se prendre la tête, ceux dont le téléphone n’est qu’un moyen et pas une finalité, ceux qui on peur du changement, qui doutent … et bien voilà ce qu’il restera dans les bases client des opérateurs historiques.

Techniquement parlant, nous sommes bien au delà de ce que nous avons pu connaitre. Xavier Niel, nous avait prévenu, c’est une révolution … Outre les SMS/MMS illimités devenus presque monnaie-courante, il n’y a pas de période d’engagement obligatoire, nous voyons aussi arriver l’illimité dans sa dimension internationale mais aussi un vrai accès à l’internet au travers de son mobile sans être restreint concernant les différents protocoles de communication (mails, web, peer to peer, newsgroups …). La limite de consommation est de 3Go. Sachant qu’un utilisateur lambda utilise en moyenne haute quelques 500Mo par mois, il y a une bonne marge. A noter cependant que cette limite tendra probablement à être atteinte en raison de la disponibilité de nouveaux protocoles.

Quelques questions restent pour le moment en suspens et faire hésiter quelques non avertis à sauter le pas … Nous pouvons nous poser la question de la qualité de service du réseau  Free Mobile. En technophile averti, je suis relativement rassuré pour les utilisateurs qui résident dans les grandes agglomérations.  Free Mobile y dispose de ses propres infrastructures et l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) a validé leur conformité. Nous ne devrions pas avoir trop de problème dans ces zones géographiques. En revanche pour celles et ceux présents dans des zones de grande banlieue et de province paumée (Le Cantal par exemple. Pour reprendre les propos de Stéphane Richard - PDG d’Orange France) la réponse risque d’être plus incertaine. Quid du respect des engagements de l’accord d’itinérance entre Orange et Free. Est-ce qu’Orange s’astreindra a maintenir une qualité se service égale aux appels provenant de l’itinérance  Free Mobile qu’à ses propres clients ? L’avenir nous le montrera. Comme tout lancement quelques problèmes de jeunesse pourront apparaitre, certains auront l’impression d’essuyer les plâtres. Mais vu le prix pratiqué, je pense que le jeu en vaut la chandelle. d’autant que je trouvais que la qualité de service de mon ancien opérateur s’était clairement dégradé ces derniers temps (appels redirigés directement sur le répondeur sans que le téléphone sonne, accès à Internet plus ou moins fiable, appel sortants échouant régulièrement …). Au final, entre payer 70€ pour un service moyen qui aurait du être irréprochable ou 15.99€ pour un service qui tend à le devenir … Je vous laisse deviner mon choix.

Une des autres nouveautés introduite par l’arrivée de  Free Mobile sur le marché concerne la subvention des terminaux mobiles. Aux vues de ce que proposaient les 3 mammouths lors d’un ré-engagement, même avec des millions de points et des ré-engagements de 2 ans, pour ma part, la réponse est toute trouvée. Autant se débrouiller tout seul. D’autant qu’en faisant un rapide calcul, le prix de l’abonnement incluant la subvention sur deux ans reviens au même prix que l’achat d’un téléphone neuf mais avec un crédit de deux ans.  Free Mobile a encore une fois pensé à tout en proposant un service de subvention de mobile lors de son inscription au service. Alors, un téléphone tout neuf subventionné par un crédit de deux ans ou une bonne affaire sur leboncoin.fr feront l’affaire de beaucoup de nouveaux clients potentiels. Reste aussi le cas de ceux qui réutiliseront le téléphone acquis auprès de leur ancien opérateur et débloqué gratuitement au bout de 3 mois. Pour ma part, le mobile est devenu un produit de consommation courante. Même si ces petits objets ne sont pas forcément bon marché, j’en change régulièrement et le programme de subvention ne me convenait pas. Je finissait par acheter tous mes mobiles directement neufs sans passer par le circuit du financement nouvel opérateur ou renouvellement. ca ne me changera pas beaucoup. Au mieux j’économiserai sur mon abonnement mensuel pour financer mon prochain achat de terminal.

A l’heure de rédaction de cet article, j’attends donc avec impatience la réception de ma nouvelle carte SIM afin de l’insérer dans mon téléphone actuel. Rendez-vous donc d’ici quelques temps pour le debriefing et le compte rendu de l’essuyage de plâtre ;)

oct 26 2011

Free Mobile en novembre ? Un financement sur les terminaux via Sofinco ?

Nouvelles informations intéressantes concernant le lancement de Free Mobile qui pourrait intervenir avant 2012…

Où en est Free Mobile ? Le déploiement des antennes qui permettra au nouvel opérateur d’assurer une couverture de 27% de la population en 3G se poursuit. Il s’agit pour rappel de l’engagement pris par Free auprès de l’Arcep pour être en mesure de se lancer, le reste de la couverture étant assurée via un partenariat passé avec Orange. Un seuil que Free Mobile comptait atteindre début 2012, mais l’opérateur est apparemment en avance et pourrait même être prêt pour attaquer le marché dès les fêtes de fin d’année. C’est le journaliste François Sorel, animateur sur BFM Radio et de la Chaîne Techno sur le Web, qui l’affirme, expliquant que l’objectif de couverture de Free devrait être atteint dès le mois de novembre.

Des pistes évoquant un lancement anticipé confirmées par Univers-Freebox qui croit savoir que l’opérateur s’apprête à accueillir une équipe de nouveaux télé-conseillers dès le mois de novembre. En formation dès leur arrivée ? Car il reste à voir si la stratégie de Free Mobile est de précipiter son lancement pour surprendre et commencer à recruter des clients au plus vite, ou si l’opérateur souhaite se laisser encore un peu de temps de préparer au mieux son entrée sur le marché.

Quoi qu’il en soit, dans les zones couvertes par les antennes de Free en phase de test, certains utilisateurs de mobiles ont vu leurs téléphones afficher un étrange réseau baptisé 20815. Un code derrière lequel se cache le réseau mobile de Free Mobile. Enfin, signalons une autre information importante. Puisque l’on apprend que Free Mobile serait actuellement en pourparlers avec le groupe de crédits Sofinco pour proposer aux futurs abonnés Free Mobile qui voudraient changer de téléphone en rejoignant l’opérateur d’en obtenir un payé sur 12 ou 24 mois à crédit mais à des conditions avantageuses. Plus avantageuses que celles généralement proposées par les opérateurs qui subventionnent les mobiles et répercutent le coût de ceux-ci dans le prix de leurs abonnements ? C’est ce qu’il faudra voir…

Source : pcworld.fr

oct 11 2011

Mobilité et sécurité ne font pas bon ménage

La sécurité mobile est encore sous estimée par les utilisateurs mais les dépenses progresseront de 44% par an jusqu’en 2015.

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oct 11 2011

Le BYOD (Bring Your Own Device) au delà de la technique

Un article très intéressant paru sur le site de Security Vibes

Les collaborateurs de l’entreprise peuvent-ils travailler avec leur propre smartphone ou leur propre ordinateur mobile ? C’était le thème de la conférence animée par SecurityVibes à l’occasion de la dernière édition des Assises de la Sécurité.
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août 03 2011

Votre Android vous enregistre

Chevaux de troie et aures malwares sont le lot commun de la vie de votre ordinateur de bureau. Cette fois-ci, l’infection se répand au système Android.

En effet, une application répondant au nom de Golddream embarque un sous-système nommé Android System Message permettant l’enregistrement au format AMR de vos conversations téléphoniques. Ces fichiers sont ensuite transférés automatiquement vers un serveur distant.

Je ne peux donc que vous conseiller de désinstaller de cette application au plus vite …